Présidentielle au Mali : Des tendances sans chiffre donnent une large avance à IBK

Reunion du FDR à Bamako (Crédit RFI)

Reunion du FDR à Bamako (Crédit, RFI)

 

Un drôle de déclaration du ministre en charge des élections

 

Sortie surprenante, mardi 30 juillet 2013, du Ministre malien de l’Administration Territoriale et des Collectivités locales, le Colonel Moussa Sinko COULIBALY. Il s’est, à mon avis, complètement planté dans sa stratégie de communication qui était d’une maladresse doublée d’un amateurisme épouvantable. Le Ministre dans sa déclaration dit en substance ceci: «  au tiers du dépouillement de l’ensemble » des bulletins du vote, « les écarts sont importants » entre les candidats, et s’ils sont confirmés, « il n’y aura pas de deuxième tour ». Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pourrait emporter l’élection présidentielle dès le premier tour » 

Le Ministre Sinko sort de son rôle et sème la polémique. 

Pendant que l’on continue à se réjouir du succès de l’organisation, le Ministère, par ces déclarations aussi imprécises qu’étonnantes, commet un grave défaut de communication. Loin de moi, l’idée de remettre en cause les tendances. Mais je pense qu’elles doivent être annoncées avec des chiffres à l’appui. Pis, le Ministre déclare le Candidat IBK quasiment vainqueur de l’élection. Ce qui n’est pas pour plaire à son principal Challenger. En effet le camp de Soumaila Cissé crie à un hold-up électoral.

Je pense que cette sortie du Ministre de l’Administration territoriale est d’une maladresse étonnante qui pourrait nuire au reste du processus. Mais nous n’en sommes là pour le moment. Il est clair que les maliens se sont exprimés et se sont clairement exprimés. Chacun des candidats, pour le respect des maliens, doit accepter le résultat pour qu’enfin ce pays retrouve la normalité constitutionnelle gage d’une paix durable.

Un dimanche à Bamako, jour de ferveur électorale

Centre de vote, Ecole Nelson Mandela Hippodrome Bamako; crédit Michel

Centre de vote, Ecole Nelson Mandela Hippodrome Bamako (crédit photo : Michel)

 

Ce 28 Juillet 2013, les maliens étaient appelés à choisir un président de la République. Pour ce rendez-vous avec l’histoire, les maliens et plus particulièrement les bamakois ont répondu présent, massivement présent. De mémoire de maliens jamais scrutin électoral aura suscité autant d’intérêt.

Une participation record.

En l’absence de chiffre pour attester le très fort taux de participation, notamment à Bamako, les observateurs nationaux et internationaux sont unanimes pour dire que les maliens se sont massivement déplacés pour voter. En dépit de quelques incidents organisationnels, du reste prévisible, les opérations se sont déroulées dans de très bonnes conditions, pour ne pas dire dans une ambiance festive. De l’avis d’un cadre du Ministère de l’Administration et des collectivités territoriales, qui s’exprimait sur l’ORTM, le taux de participation pour ces élections va exploser tous les taux jusque là observés au Mali.

Pour ma part, c’est à l’école fondamentale Nelson Mandela de l’hippodrome, l’un des 21023 centres de vote que compte le pays, que j’ai accompli à 9 heures locales mon devoir civique. Ce centre, à l’image des autres centres de Bamako, a connu une forte affluence des électeurs. Dans ce centre, j’ai pu constater une grosse motivation et une détermination indéfectible chez les électeurs à accomplir leur devoir civique, malgré quelques difficultés pour certains électeurs à identifier leur bureau. Dans ce centre comme dans tous les centres de la capitale malienne, les élections se sont déroulées dans de très bonnes conditions, dans une ferveur populaire.

Des innovations pour un scrutin à enjeux capitaux pour un scrutin de sortie de crise.

« Le meilleur scrutin » que le Mali ait organisé depuis son indépendance en 1960, s’est exclamé hier le président de la Republique par intérim. Le président français François Hollande à salué « le bon déroulement du scrutin présidentiel malien, marqué par une mobilisation importante et une absence d’incident majeur ». Que de superlatifs pour saluer la bonne organisation d’un scrutin qui n’était pas gagné.

Malgré les supputations exprimées ça et là avant la tenue de ces élections, le pari de l’organisation semble réussi en dépit d’incidents organisationnels constatés notamment en France et dans les camps de réfugiés ; des incidents prévisibles selon un responsable du Ministère en charge des élections.

Unanimement saluées par l’ensemble des observateurs, ces élections ont été une réussite et cette réussite s’explique par deux raisons principales :

Le vote Biométrique 

L’innovation majeure pour ce scrutin, qui comportait tous les enjeux du renouveau démocratique du Mali, réside dans l’utilisation d’un fichier biométrique.  Editer et distribuer dans la précipitation, les Cartes d’Identification Nation NINA issues du RAVEC (RECENSEMENT ADMINISTRATIF À VOCATION D’ETAT CIVIL) ont  constitué la cheville ouvrière de ces élections. En dépits des imperfections liées à la maîtrise de l’usage du fichier biométrique, cette innovation se veut un gage de crédibilité.

Un scrutin post-crise 

De l’avis d’un expert électoral, tous les scrutins post-crises ont fait l’objet de grande mobilisation. On se rappelle encore du cas libérien ; ou du cas plus récent de la Cote d’Ivoire, -même si on regrette la violente crise postélectorale qui s’en est suivie-. Dans l’un comme dans l’autre de ces pays, il y eut une forte mobilisation. Il faut dire qu’au Mali les enjeux n’avaient d’égale que la volonté de l’électeur à participer au scrutin.

Ainsi, les maliens souhaitent et espèrent que ces élections fassent sortir le pays de cette crise grave et profonde qui n’a que trop duré.

L’ORTM, le principal media public du pays innove aussi

 

Pour la première fois, la télévision nationale organise une soirée électorale. Malgré les insuffisances du contenu, cette soirée aura le mérite d’avoir tenu en haleine une bonne partie de la nuit des téléspectateurs qui espéraient avoir des premières estimations. Qu’à cela ne tienne, la volonté de bien faire était là. Autour du plateau, des éditorialistes, des reporteurs, des représentants de candidats ont tant bien que mali animés la soirée qui s’est clôturé à 2 heures du matin locales.

Certes, de l’avis de tous le Mali vient de réussir la première étape de sortie de crise. Il reste à attendre la publication des résultats, qui nous l’espérons, seront acceptés de tous. C’est pourquoi, un cadre du ministère en charge des élections pense, pour la publication d’estimations ou même de résultats provisoires, qu’il faut être patient et faire comme si l’on marchait sur des œufs. Donc vous comprenez que pour l’heure, il n’y a aucun chiffre pas plus que de résultats officiel.

A n’en pas douter ces élections passent pour être les plus transparentes que ce pays ait organisé.

 

Quand les Rois n’attendent plus leur tombe pour abdiquer

Crédit photo, Wikipedia

Crédit photo, Wikipedia

 

Bel exemple de sagesse dans les monarchies occidentales

Même si la monarchie néerlandaise, -contrairement à d’autres, ne se considère pas comme d’essence divine-, connait habituellement de telle succession à sa tête. On se rappelle en 1980 de Juliana qui abdique en faveur de sa fille Beatrix. Cependant, l’abdication de Beatrix au profit de son fils aîné Willem- Alexander fut ce 30 Avril pour beaucoup d’entre nous, une première qui suscita beaucoup d’espoir pour nous autres Africains.  Et bien tombé dans l’effet de mode, le Rois des belges Albert II à son tour abdique au profit de son fils Philippe. En effet, le dimanche 21 Juillet, jour de fête nationale belge, j’ai eu le privilège de suivre à la télévision les cérémonies d’abdication et de prestation royales. Ému par ce nouveau phénomène d’abdication de souverains dans les monarchies, je ne puis m’empêcher de pense à nos pseudos monarques africains qui continuent de s’accrocher contre vents et marées à leurs fauteuils, parfois obtenus au prix de sangs.

Pendant que d’autres s’en lassent, des dirigeant africains aspirent à instituer des monarchies

Avec les intronisations  de Gnassingbé II du Togo, de Bongo II du Gabon, de Kabila II de RDC pour ne citer que ces exemples là, on comprend aisément la dérive monarchique que certains régimes africains ont pris. Après avoir dirigé leur pays jusqu’à la mort, certains dirigeant africains ne se sont pas gêner de se faire succéder par leur fils. Pour ce faire, la plupart d’entre eux n’ont pas hésité à tripatouiller les constitutions. Ce qui débouche très souvent sur des crises institutionnelles aboutissant le plus souvent à des guerres civiles.

Les abdications successives dans les monarchies occidentales, -quoique, ces monarchies devenues, pour la plupart, symbolique et honorifique-, devraient inspirer ceux des dirigeants africains qui s’accrochent encore au pouvoir et aspirent à instaurer un régime monarchique chez eux. Les Rois Blaise I, N’guesso I, Béchir I etc sont prévenus par ces jeux de chaises royales.  Aussi vrai que les hommes sont immortels, les règnes aussi finissent par s’estomper  un jour. Donc, pauvres pseudos monarques africains sortez de votre entêtement et quittez vos places pendant qu’il est temps.  Car avec ces monarques occidentaux qui n’attendent plus leurs morts pour abdiquer, vous aurez en face, pauvres dictateurs africains, des peuples éveillés et avertis.

Désormais, les peuples d’Afrique n’aspirent qu’à la démocratie.

Le « blogging » alternative sérieuse aux médias classiques

crédit Wikipédia

crédit Wikipédia

 

Je n’imaginais pas en lançant cette réflexion susciter autant de réactions. J’ai été particulièrement impressionné par les interventions d’Habib Ofakhri qui, de par son expérience, nous a gratifiés de ces conseils précieux. Plus qu’un billet de blog, je vous propose le contenu de cette discussion que j’ai lancé sur LinkedIn qui m’a paru édifiant pour des blogueurs que nous sommes.

 

Rolande Aziaka • Tu as tout à fait raison.

 

Siddick MINGA • Si seulement on pouvait garder de la hauteur et ne pas donner à nos bourreaux du grain à moudre en piétinant nous-mêmes, sous prétexte qu’on est plus libres, la déontologie de cette si noble profession… Bon vent à tous !

 

Michel THERA • Il est évident que bloguer signifie comme pour tout autre organe de presse diffuser de l’information; de ce fait, il me parait irresponsable d’ignorer en ce qui concerne les activistes des médias sociaux le code de conduite à suivre. Donc tout comme un journaliste professionnel, un blogueur est aussi soumis à la déontologie.

 

Sylvie ringard • merci de rappeler qu’il existe une déontologie du journaliste, beaucoup semblent l’ignorer et faire plutôt de l’évènementiel

 

Habib Ofakhri • N’oublions pas qu’un journaliste est d’abord un citoyen. Il a reçu une formation spécifique ou est doté d’un talent qui l’habilitent à rendre compte du quotidien de la cité ou de la campagne dans les diverses facettes (politique, socio économique, culturelle etc..). Aussi longtemps qu’on parle de déontologie, il importe :

  1. D’inscrire l’éthique professionnelle dans le corpus du droit à l’information et des libertés privées et publiques.
  2. De considérer le blogging comme étant une forme d’expression de ce droit subordonnée à la rigueur de cette éthique qui attribue au journaliste -autant que les députés du peuple-la capacité du questionnement et de la reddition.
  3. D’assumer la responsabilité de ses produits multimédias en citant explicitement les sources ; en cas de demande d’anonymat d’en garder une trace.
  4. De s’exercer à l’apprentissage de la critique de ce qu’on a sous les yeux ou entre les mains.
  5. De bien saisir que la liberté d’informer honnêtement sur des faits n’autorise aucunement toute fantaisie de colporter des rumeurs ou des faits non avérés (par recoupement vérifiés).
    En guise de conclusion : la vraie menace pour cette noble profession proviendrait de la prolifération de la communication téléguidée. Se drapant du voile de l’info, celle çi abuse souvent de la crédulité du récepteur lambda. Un proverbe arabe dit : un chat ne chasse pas bénévolement et j’ajoute…que le rat ne se laisse pas prendre volontairement !

 

Michel THERA • En gros, mon cher Habib Ofakhri, vous suggérez surtout d’encadrer le blogging pour qu’il ne tombe pas dans une dérive anarchique. Car il semblerait que cette activité échappe au contrôle des structures de surveillance des médias. Mais Habib, pensez vous qu’il faille encourager le blogging qui semble aujourd’hui incontournable dans la diffusion de l’information?

 

Habib Ofakhri • Cher Michel, bonjour.

A mon sens, le blog devrait demeurer un genre expressif de l’opinion. Lorsqu’il prétend véhiculer une information, ce genre est astreint à fournir « ses sources » .Crédibilité oblige ; autrement on tomberait dans la bêtise de ce que vous avez qualifié – par tautologie -de » dérive anarchique ».  Assurément, il faut encourager toute forme de liberté d’expression .Et si certains blogueurs faisaient preuve de responsabilité (l’auto- encadrement qui n’a rien avoir avec l’auto censure), ils se passeraient bien de « surveillance » .Ils fourniraient ainsi la preuve de leur maturité en enrichissant le débat global – par exemple sur les enjeux et défis de développement du continent africain et celui particulier liés aux problèmes sectoriels (santé, agriculture, habitat …).

En tant que lecteur libre, et aussi dirai-je un peu par » déformation » professionnelle, j’apprécie ou déprécie un blog selon une grille de lecture ayant l’honnêteté, pour primat.

 

Michel THERA • En définitive, j’en déduis qu’il faut bloguer, mais surtout bloguer en rapportant honnêtement les faits. Merci pour les conseils utiles que vous m’avez fourni là. Bonne journée et à Bientôt j’espère!

 

Habib Ofakhri • REPONSE AU MAIL DE M.BREAK -MAROC

Merci de partager le point de vue. Avec votre sereine approche de la finalité du blog, vous faites -déjà la moitié du parcours. Reste le contenu: soyez toujours positif en formulant des problématiques claires et bien articulées en évitant les jugements hâtifs…Avec l’inter-échange, des pistes vont s’ouvrir. Si le blog s’adresse aux professionnels, il n’y a pas de mal à ce que vous ayez recours à un langage technique. Si destiné au grand public, faites un effort de vulgarisation et dites vous bien que si les idées sont claires dans l’esprit, les mots couleront de source .Bon vent.

 

Michel THERA • C’est à l’écoute des aînés que l’on acquiert plus de sagesse. Il parait indispensablement pour nous autres de prendre conseils auprès d’expert comme M. Ofakhri. Encore merci pour la disponibilité et je ne manquerai pas de vous faire recours au besoin.

 

Traoré Djibril • Cette discussion est vraiment utile pour moi en tant que journaliste débutant et blogueur aussi. Je suis avec plaisir les interventions d’Habib Ofakhri. Merci Michel THERA d’avoir proposé le sujet.

 

Habib Ofakhri • réponse au mail de m. Mohamed Diallo/mali/—

Moult demandes dans votre message. à vrai dire je ne dispose pas de réponses mais plutôt de quelques pistes :

  1.  de nombreux établissements dans le monde dispensent un cursus de journalisme. Leur défaut est qu’ils dispensent plus des cours théoriques sur l’histoire de la presse que sur sa pratique. Depuis quelques années on y remédie depuis et c’est tant mieux.
  2.  l’apprentissage est dans les deux sens (apprenant- maître) .en matière des médias on apprend tous les jours. Peut être que l’apanage du « maître » serait dans le fait qu’il eut suffisamment intériorisé -par la pratique- des réflexes ( rapidité- réactivité. ..) et des techniques rédactionnelles des genres.il n’en reste pas moins que l’ essence du journalisme doit s’incruster dans sa dimension humaine et la capacité de communiquer d’exposer les problèmes et d’analyser les faits sociaux .d’ou l’importance de la spécialisation.
  3. s’agissant de partenaires; je vous suggère de préparer une requête sur les objectifs de votre organe et l’adresser à l’O.I.F (Organisation Internationale de la Francophonie).en espérant que « les frasques » ne finiraient pas par vous détourner du journalisme…

A n’en pas douté, le blogging se taille une part considérable dans la diffusion de l’information. Aujourd’hui, il apparait indispensable de se pencher sur cette activité afin de l’accompagner dans inexorable ascension. J’espère que cette discussion vous apportera plus et que vous ne manquerez pas de l’enrichir.

Le Défilé du 14 Juillet fait honneur à l’opération Serval et fait défilé des troupes africaines

Officier malien en répétition pour le défilé du 14 Juillet 2013 (Crédit rfi.fr)

Officier malien en répétition pour le défilé du 14 Juillet 2013 (Crédit rfi.fr)

 

L’honneur à serval fait renaître l’amitié franco-africaine.

Décidément avec la crise malienne et l’intervention salvatrice de la France, les relations franco-africaines ont trouvé un nouveau souffle. D’ailleurs, aujourd’hui elles ont atteint un niveau jamais égalé, du moins en ce qui concerne les Etats dits du pré-carrée français (il s’agit surtout des anciennes colonies françaises notamment d’Afrique de l’ouest).

Donc, aujourd’hui les relations franco-maliennes battent de l’aile. En effet, le Mali, plus qu’aucun autre pays, n’aura eu de cesse remerciée la France pour son intervention. Une intervention qui a tout simplement sauvé l’Etat malien de disparition. On se rappelle encore de l’invasion du Nord-Mali par des groupes armée djihadistes en Mars 2012. Et depuis les trois grandes régions de cette partie du pays sont tombés sous le joug de ces sois disant fous de Dieu.

Ainsi l’Opération Serval sauve le Mali et scelle le renouveau de l’amitié franco- africaine. Ce qui vaut la présence des troupes africaines sur les Champs-Élysées  pour le traditionnel défilé du 14 Juillet. Pour autant ce ne sera pas la première fois que des troupes africaines défilent sur la célèbre Avenue parisienne. Rappelons que sous la présidence de Nicolas Sarkozy d’autres militaires africains y ont défilé (14 Juillet 2010).

Qui pour défiler sur Champs-Élysées ?

Il s’agirait principalement :

Des troupes africaines ayant pris part aux opérations au Mali

Des Maliens et des Tchadiens qui seront bien présents, ainsi que des soldats des contingents de la Misma (aujourd’hui Minusma).

(Éventuellement) des représentants des pays (USA, GB, Belgique, Allemagne, Suède…) qui ont contribué à l’effort logistique.

Des unités françaises qui ont participé à l’opération Serval seront également à l’honneur.

Que se cache t-il derrière cette participation des troupes Africaines au défilé du 14 Juillet à Paris ?

Sans ambages certaines ONG française et africaines dénoncent un retour en force de la Françafrique. En effet, le président Hollande semble dans une espèce de récupération politique de sa décision de faire intervenir les troupes françaises au Mali pour redorer son blason national. Il faut dire que l’intervention au Mali constitue l’une des réussites de la première année du Mandat de François Hollande. En quête de popularité sur le plan national, rien de plus normal pour le président socialiste de célébrer la guerre au Mali ce 14 juillet pour faire grimper sa cote chez les français.

Pour finir certains ONG voient, en cette participation des troupes africaines au défilé du 14 Juillet, plus qu’une renaissance de la Françafrique, une forme de néocolonialisme. A en croire que la politique africaine de Hollande est dans la continuité de ses prédécesseurs ; et que la Françafrique, qui est souvent annoncé morte, n’a jamais disparu.