Pauvre Mali !

l'entrée principale de l'ambassade d'Alger à Bamako

 

Le Centre international des conférences de Bamako s’est paré de ses plus belles parures, les forces de sécurités en alerte maximum, les autorités tout excitées, les invités de marque répondant à l’appel… Il faut dire que le jeu en valait la chandelle, car la capitale malienne accueillait une cérémonie des plus solennelles pour l’avenir de notre pays. Une cérémonie de l’espoir pour la paix et la réconciliation. Mais une cérémonie tout de même symbolique. Et la médiation espérait la présence de tous les belligérants à Bamako. A l’arrivée le principal protagoniste n’est pas venu à Bamako. Mieux, il a décidé d’aller parapher dans un premier temps à Alger sous réserve qu’il ne signera que quand toutes ses aspirations et toutes ses revendications seront prises en compte. Certes, paraphe  il y a eu sous les pressions, mais avec la ferme volonté de réajuster le document de l’accord.

Donc pour ce qui est de cette journée du 15 mai 2015, qualifiée de mémorable par les autorités, c’est malheureusement le Mali qui signe avec le Mali, comme l’a déclaré, pessimiste et déçu, un diplomate de la sous-région. Il (le même diplomate) rajoute : « Il faut être deux pour signer un accord ». La déception et le pessimisme de ce diplomate sont partagés par une majorité de Maliens.  C’est justement pour éviter de traîner le pas que le médiateur en chef avait choisi Bamako et le 15 mai pour la cérémonie officielle de signature de l’accord définitif. Pourquoi ne pas regretter l’absence de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) quand on sait qu’elle a disposé de suffisamment de temps pour consulter sa base comme elle l’avait demandé. La situation est d’autant plus curieuse que le gouvernement du Mali s’était empressé de parapher sans même consulter le peuple malien. Mais après tout, on ne doit pas se leurrer, cet accord est, depuis sa conception, biaisé par la CMA.  Peut-être que depuis cette époque, elle avait perçu des difficultés pour convaincre sa base quant à la pertinence d’un texte qu’elle a discuté, négocié à sa guise et même accepté le contenu sans grandes réserves. Il est vrai que le document final d’Alger n’évoquait ni autonomie des territoires du Nord, ni fédéralisme des régions et ne dérogeait en rien au principe de la laïcité tel que généralement convenu. Or, ce sont ces points qui constituaient la quintessence même des revendications des mouvements rebelles.

Aujourd’hui, la démarche adoptée par la communauté internationale et la médiation apparaît comme une supercherie tant cette position maintes fois exprimée par la CMA et qu’elle continue encore de soutenir, même la veille du 15 mai 2015, a figé le processus ainsi que les négociations. Qui plus est, cette position est totalement incompréhensible au regard de l’attitude qui a été celle de la CMA, depuis le début du processus. Il faut se rappeler que curieusement, toutes les composantes de la CMA : HCUA (Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad), MAA (Mouvement arabe de l’Azawad), MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad) ont, dès l’entame du processus, fait des déclarations en faveur de la paix et pour le dialogue. C’était le cas dans le texte de la déclaration commune, dite d’« Alger » ; dans le texte des accords préliminaires de Ouagadougou ; dans la feuille de route et dans le texte du dernier accord d’Alger de 2015. À toutes ces occasions, les mouvements rebelles ont accepté de discuter, de négocier et d’amender les textes ainsi que leurs supports. Dès lors, il paraît incompréhensible qu’ils tergiversent avant de parapher et même de signer la version finale de ce texte,  se mettant ainsi en dehors du processus et prenant les mêmes risques que tous les « hors-la-loi » et les « hors la République ».  Aujourd’hui plus que tout autre, c’est notre attachement commun au principe de base issue de la feuille de route des négociations dans le cadre d’Alger qui nous lie. Il s’agit du :

  • le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Mali ;
  • le respect de la forme républicaine et la laïcité du Mali.

Nous l’aurons compris que l’absence de la CMA à la signature de Bamako est totalement incompréhensible, comme l’est la tenue même de cette cérémonie sans elle. La CMA affirme et réaffirme qu’elle ne signera pas sans la prise en compte d’amendements indispensables. Des amendements qui, sans doute, font sournoisement allusion à la sempiternelle demande d’autonomie/indépendance. Quelle couleuvre ! De nous faire croire que la signature du 15 à Bamako est importante et décisive pour la paix et la réconciliation au Mali. Comme si l’enjeu était de sauver la tête d’IBK, ou encore de sauver la face de la diplomatie algérienne que de sauver la paix au Mali. Quelle couleuvre ! Parce que la CMA réussit, elle, à mettre en avant ses réserves, alors que le gouvernement malien lui, passant outre ses réserves, signe avec ses alliés à Bamako. Mais que faire ? Les résolutions internationales nous ont engagés sur cette voie. Et c’est certainement le seul moyen pour qu’on puisse se relever, même si nous risquons notre sacro-sainte intégrité nationale demain. Nous minimisons peut-être l’ampleur de notre tragédie pour nous renfermer dans l’autovalidation et pas dans l’obligation de satisfaire les Maliens et tous les Maliens. Pour ces raisons, il est possible que nous n’ayons pas fini avec nos difficultés. Pauvre Mali ! Il nous faut dès maintenant rompre avec les illusions pour faire face à la réalité.

 

Paraphe de l’Accord d’Alger : La nécessaire interrogation sur son bien-fondé !

Crédit photo, Michel

Crédit photo, Michel

Tout ou presque semble mis en œuvre pour ce vendredi : les déclarations d’intentions, les invitations officielles. En effet, c’est ce Vendredi que Bamako abritera la cérémonie de signature de l’accord d’Alger. Au déterminisme des autorités maliennes et de la communauté internationale s’oppose l’intransigeance de la rébellion à signer tout accord qui n’accorde pas, à la limite, une large autonomie aux régions Nord du Mali. Nonobstant les violations de cesser le feu de ces derniers jours, à Bamako on espère que la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), toute la CMA sera de la partie. Plus que trois jours pour être fixé. Et aujourd’hui plus que jamais, les chances sont faibles voire inexistantes pour que les « mouvements » soient à Bamako, parce qu’il y a eu Ménaka, le 27 Avril et ses nombreuses victimes cotés rébellion. Donc, si Moussa Ag Attaher représente la Coordination, toute la Coordination, les « rebelles » ne signeront certainement rien le 15 Mai. D’où l’intérêt de s’interroger sur le bien-fondé de la cérémonie de ce vendredi.

Le réalisme doit-il prévaloir ?

De prime à bord, nous sommes en présence d’un véritable dilemme. Imaginé dans un match de football un gardien qui, sous la pression d’une attaque adverse n’a d’autre choix que de faire une passe en retrait à son gardien de but qui malheureusement a déjà déserté sa cage. La passe en retrait sera-t-il transformée ? Serait-ce un autogoal ? Probablement oui, si la CMA signe ce vendredi. Et c’est justement à  ce niveau que nous tombons dans la complexité. Ce qui m’amène à cette autre réflexion que pose Adam Thiam, éditorialiste  qui nous interroge sérieusement sur le bien-fondé de la cérémonie de ce vendredi : «L’Etat malien qui signera avec la Plateforme et la Communauté internationale n’est pas en guerre avec celles-ci. Et ceux avec lesquels il est en guerre seront non seulement absents, mais en désaccord avec…l’accord ». Donc, on n’est pas très sûr  de ce qui peut arriver le jour J, mais on reste persuader que l’Etat signe par principe de réalité. Sinon, s’il avait le choix, il n’aurait peut-être jamais signé un accord d’une aussi grande gravité pour son avenir. Face donc au principe de réalité, l’Etat aurait puis opposé un principe d’équilibre qui accorderait les mêmes droits et les mêmes privilèges à tous les maliens, du Nord comme du Sud. Car le malien lambda est convaincu que le rebelle touareg est moins méritant que le brave paysan Bo qui, malgré ses difficultés, reste fidèle à l’engagement national. C’est pourquoi, malgré les marches de protestations, les pancartes chauvins passionnées, l’agitation électronique d’internautes chauvins, les débats houleux dans les « grin » le gouvernement et avec lui la majorité des maliens adhèrent à cet accord. Non pas parce que nous sommes un pays sous tutelle, mais surtout que nous sommes un pays sous surveillance. La MINUSMA, « Barkhane», ainsi que toutes les interventions internationales en faveur de notre pays nous engage aux côtés de la communauté internationale.

Une approche consensuelle :

Jusqu’à preuve du contraire, nous pensons que le paraphe était biaisé par la CMA depuis le début du processus. Car les plus extrémistes de ses membres continuent de revendiquer l’indépendance totale de l’Azawad. D’où ce regain de violence.

Il apparait  évident aux yeux de tout observateur même moyennement averti que la CMA n’est aujourd’hui pas encore prêt de parapher. Et jusqu’au moment où j’écris ce billet, on ne connait pas encore ces membres qui se rallieraient à l’accord. Car on sait que l’aile militaire du MNLA (Mouvement National de Liberation de L’Azawad) ne nourrit aucune hâte à intégrer les forces régulières et à se voir disperser hors d’un territoire qu’elle pense contrôler. Et pour ce qui est du HCUA, on sait aussi qu’il ne se satisferait jamais d’un accord qui laisserait en pointillé le sort d’Iyad Ag Ghali

Il nous faut donc approcher l’avenir de notre pays dans un esprit consensuel. Aujourd’hui le challenge que nous avons à révéler a atteint une complexité supérieure à celle des défis proposés par le passé. Nous nous rappelons que la solution militaire s’est le plus souvent révéler inopérante dans la résolution des récurrentes crises au Nord. C’est pourquoi, aujourd’hui la plus grosse difficulté consiste à convaincre la majorité silencieuse de maliens de la nécessité d’accepter l’accord. On le sait d’ailleurs, qu’à part Soumana Sacko, l’opposition malgré ses virulentes critiques, n’appelle plus à rejeter « Alger ».  Et depuis la position de l’une ses figures et non des moindres a considérable évolué au point qu’il considère désormais Alger via Bamako comme une étape vers la paix. C’est donc ensemble que nous emprunterons le chemin vers la paix. Car comme l’écrit Gaoussou Drabo, Journaliste et ancien Ministre de la communication le défi aujourd’hui est de transformer toutes nos hantises en investissement positif dans la multitude de défis qui suivront la signature. Et qui devraient réconforter la Nation malienne. Mais après tout un accord de façade vaut mieux que pas d’accord du tout.

Donc vivement un vendredi historique pour la paix et la réconciliation au Mali.

Nouvelle guerre au Nord du Mali !

Images, creative common

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Malgré la promesse du paraphe de l’accord d’Alger le 15 mai 2015 à Bamako, les bruits de bottes se font entendre de nouveau dans la partie septentrionale du pays . Il s’agirait bien de la réponse à l’affront de Menaka du 27 avril dernier d’où le Gatia (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés) avait délogé le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad). En effet la riposte n’a pas tardé : Goudam et Léré ont été attaqués par la rébellion. Deux attaques qui ont fait des victimes militaires et civiles. En les revendiquant, la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad)  vise délibérément l’Etat malien. Et encore dans la nuit de mardi, 5 mai 2015 ce fut Tenekoun, dans le centre du pays qui a été le théâtre d’affrontement entre les Famas et les éléments de la CMA. Une chose est sure, ces évènements viennent renforcer la confusion qu’il y a autour d’un possible paraphe de l’accord d’Alger par la CMA. Il est évident qu’aujourd’hui nous sommes en face de vérités nouvelles qui confirment nos anciens diagnostics, sans pour autant nous aider à élucider l’avenir. Désormais, nous entamons une période d’incertitude inspirée d’une impasse imprévisible et improbable. La CMA, surtout sa frange extrémiste n’est-elle pas en train de profiter de l’occasion pour raviver une logique d’affrontement en arguant du « manque de sincérité du gouvernement ». Comme c’est d’usage dans les communiqués du MNLA.

Le conflit n’est toujours pas fini au nord du Mali

Nous avons fini par comprendre définitivement que rien n’est prévisible et même logique dans ce qui peut arriver dans notre pays, particulièrement dans sa partie septentrionale. Depuis 2012, nous sommes passés par toutes les épreuves. Et aujourd’hui du plus profond d’eux-mêmes, les Maliens aspirent ardemment à un minimum de certitudes sur le devenir du pays. Hélas ce vœu attendra encore d’être exaucé. Car la présentation des derniers évènements, particulièrement depuis le paraphe de l’accord d’Alger par le gouvernement, prend une tournure guerrière. Cette nouvelle tournure pourrait faire voler en éclats l’espoir d’une signature le 15 mai prochain tant le clan des partisans de l’affrontement au sein de la CMA apparaît dominant. Il est évident que ce mouvement est désormais plus proche du treillis que du paraphe. Même si le contexte diffère de celui 2012 qui avait vu le nord du Mali tomber sous le joug d’une rébellion politique appuyée de ses alliés intégristes salafistes, qui pour finir l’avait chassée.

La présence de l’ONU et des forces françaises devraient limiter les risques de l’embrasement ou la réédition du cauchemar vécu. Qu’à cela  ne tienne, nous constatons que toutes les trêves sont rompues, tous les accords sont violés, des vies sont en danger : celles de civils comme celles de militaires.   Seule l’interposition des forces neutres peut sauver les meubles. En attendant, le conflit au Nord n’est toujours pas fini. Toute la nation entière semble suspendue à cela. Et les récentes attaques dans la région de Mopti ajoute le centre du pays à la mêlée.

Et maintenant, comment trouver la juste approche pour que la CMA paraphe l’accord d’Alger ?

Il apparaît prématuré de croire que les accrochages récents constituent une flambée circonstancielle et on espère que l’on reviendra assez rapidement à la situation qui prévalait après le dernier accord de cessation des hostilités signé le 19 février dernier à  Alger.  Pour l’heure , il faut assurer la sécurité et maintenir l’ordre au Nord ave l’aide des forces onusiennes. Mais l’expérience démontre qu’une telle mission semble au-dessus du degré d’implication des casques bleus. Car et compte tenu de leurs sous- équipements, ils ne risqueront jamais d’engager une confrontation directe avec un groupe armé qui ne pense qu’à réinvestir le Nord dont il rêve, depuis toujours de faire un Etat : le fameux Etat d’Azawad.  Reste maintenant une seule alternative qui s’impose ; celle de mettre fin à la passivité forcée de l’armée malienne. Ce palliatif a peu de chances d’aboutir avant la signature définitive de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Et c’est sur ce point que je termine avec mon propose. La médiation n’a plus beaucoup de choix que d’attendre le jour J, le 15 mai prochain. Point besoin de tergiverser, car cela n’enverrait qu’un mauvais signal à l’aile dure de la CMA qui, à mon humble avis, n’a jamais emprunté le chemin de la réconciliation et de la paix

Spirale tragique en Méditerranée !

Image, créative Common

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Si je n’étais pas solide comme un indomptable, plus dure que silex, je n’aurai pas ce grand courage, et cette grosse et indéfectible motivation de vouloir rejoindre l’autre rive de la méditerranée. Je suis accablé par cette irresponsabilité qui me poursuit. Pauvre de moi, je fais partie de cet impudent continent. Un continent qui n’éprouve aucune honte à envoyer ses enfants à la mort.

Le second reproche est ma dureté de cœur, et je ne peux pas plaider mon innocence de ce côté. Oui c’est contre vents et marée que je me lance à la quête d’un bonheur inespéré. Un bonheur ! Que j’espère bien retrouver de l’autre coté la grande eau. Mais voici qu’au bout de la pénible traversée, je rends fatalement ma vie. Mon histoire est celle de beaucoup de jeunes africains qui sont affligés dans leur vie au point de ne plus vouloir rester sur leur terre natale.

Il y a la mort sur la route qui mène au bonheur

Pour la jeunesse africaine paumée, le rêve est de réaliser cette odyssée pour rejoindre l’eldorado européen. A croire que Lampedusa avec le foot sont devenus leur opium. Le Mali, à l’instar de nombreux pays subsaharien, est concernée par cette vague incontrôlable de jeunes qui tente l’aventure de la traversée de la méditerranée au prix de leur vie. Et de l’autre côté de la rive on ne fait que constater le drame en recueillant les corps pour ceux d’entre eux qu’on aura retrouvé.  Sinon pour la plupart ils disparaissent complètement et pour de bon au fond de cette mer qui est en train de devenir la plus dévoreuse d’âme de toutes les mers. Il faut savoir qu’à Bamako et dans tout le pays, de nombreuses familles portent le deuil de leurs enfants dont elles ne reverront même  plus le corps. Les dernières tragédies de la Méditerranée ont frappé douloureusement le Mali. Aujourd’hui, nous ne pleurons pas une vingtaine mais plus d’une centaine de nos compatriotes restés au fond de la mer. Au passage, nous tirons le chapeau au Ministre des Maliens de l’Extérieur qui, pour la première fois, a apporté le bilan au gré de son évolution.

Cependant, au-delà de la tristesse que nous ressentons, nous nous devons de nous interroger sur les racines actuelles de cet engrenage dans les hautes eaux. De cette ruée vers l’Europe.

La chute de Kadhafi qui a réduite à l’insignifiance l’Etat libyen

Juste après la chute de Kadhafi et la Jamahiriya, certains analystes avaient attiré l’attention sur les risques qu’allait susciter la disparition du très critiquable pouvoir à plusieurs égards, mais qui assurait la régulation d’importantes contradictions internes et régionales.  Par la suite, la situation actuelle de ce pays donne raison aux prophètes de malheur. Les pourfendeurs et non moins tombeurs du Guide ont accumulé les erreurs. Ils n’ont jamais su remplacé le guide  et sa Jamahiriya. Jamais ils n’auront réussi à s’appuyer sur une force clairement identifiée susceptibles de faire naitre un nouvel ordre. Un véritable ordre capable de surmonter les contentieux entre tribus et les rivalités entre provinces. Ils ont surtout rendu perméable ce pays aux terrorismes. Et il est en train de devenir un sanctuaire de combattants qui menacent sérieusement la stabilité du Maghreb et du Sahel. C’est donc du triomphe d’une rébellion appuyée par des forces internationales supposée salvatrice qu’est né le berceau africain de l’Etat islamique et la cause principale d’une des plus graves tragédies humaines des dix dernières années.

Pour l’heure, le problème majeur sans la moindre esquisse de solution est que les réseaux de passeurs ont pignon sur rue en Libye. Car il s’agit là d’un pays ou l’autorité de l’Etat est complètement  réduite à l’insignifiance et ou les groupes armée tirent leurs révérences d’activités mafieuses.  Donc face à cet imbroglio et à cette déferlante en haute méditerranée, il urge de répondre comme il fut urgent d’appuyer les forces rebelles pour faire chuter Kadhafi. Pendant que l’Europe se démène pour avoir la juste réponse à cette situation « chaostisante », la spirale de la tragédie de jeunes africains continue en Méditerranée