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A la découverte de Rokia Koné, la nouvelle coqueluche du « Bamananfoly »

 

Crédit photo, Michel

Crédit photo, Michel

La culture fait loi sur le regard de Michou. Ainsi, après vous avoir parlé de Ben Zabo, l’étoile montante de la culture Bo, je vous invite à la découverte d’une voix magnifique, celle de Rokia Koné.

Rokia est originaire de Diorro, un village à une centaine de kilomètre au nord de Ségou. Ségou, berceau de l’ancien royaume des Bamanan. Les Bamanan sont un groupe ethnique qui habite principalement dans les régions de Ségou et Koulikoro. Ils sont tributaires d’une culture ancestrale riche dont la musique occupe une place prépondérante. La musique des Bamanan ou le « Bamananfoly » constitue l’une des pans essentiels de la musique malienne.

Ce genre musical a été et est encore porté aujourd’hui par un grand nombre de groupes musicaux et d’artistes. On peut citer entre autre : le Chantre de la musique malienne, Djely Bazoumana Sissoko, le Super Biton de Ségou (d’où est issu Cheick Tidiane Seck), Abdoulaye Diabaté, Mah Damba, Djeneba Seck et son époux Sékou Kouyaté, Mamany Keita etc. On le voit bien avec cette liste qu’il s’agit véritablement d’une composante extrêmement importante de la musique malienne. C’est donc aux cotés de cette brochette de stars connue et reconnues que Rokia tente de se frayer un chemin.

La musique de Rokia Koné, que l’on surnomme affectueusement la rose, est un vrai mélange de rythmes traditionnels du Bamanandougou et de sonorités modernes telles que le blues, le rock, le jazz…  elle chante principalement en Bamanankan, la langue nationale du Mali et parlée par la majorité des maliens. Dans ses textes, elle aborde des thèmes en faveur de l’unité et la cohésion sociale afin de transmettre des messages de paix et d’amour, des messages pour célébrés l’amour.

Pour rédiger ce billet, j’aurai aimé interviewer Rokia pour qu’elle me livre ces sentiments par rapport à l’effet Rokia. Car, en dépit du fait qu’elle n’as pas encore d’album sur le marché, elle passe pour être l’artiste la plus écouté à Bamako. Dans tous les coins de rue de Bamako, dans les bars, les téléphones portables et les Radios privées de la place diffuse en boucle sa musique. En lieu et place de l’interview, je vous propose cet éloge  fort admirable que Claudy Siar, le charsmatique animateur de « Couleur tropicale » sur RFI, lui décerne :

 « Voici une autre voix magnifique, celle de la malienne Rokia Koné. […] Pour elle l’histoire ne fait que commencer. Rokia use de son talent, abuse de ses cordes vocales partout ou sa voix peut être attendue et appréciée ; partout, un public, avec peu ou beaucoup de monde, peut l’applaudir. Imaginer une telle voix dans un stade ou dans une salle entonnant de sublimes mélodies ! Et oui, je sais ! A suivre ».

Pour terminer définitivement avec ce billet, je vous propose deux petits extraits du répertoire scénique de Rokia. Et comme le dit si bien Claudy, pour elle l’histoire ne fait que commencer

 

 

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Ah ce vieux Manu !

Crédit photo, Wikipedia

Manu Dibango (Crédit photo Wikimedia Commons)

 

Je vous assure, je l’adore ce monsieur avec son éternel crane rasé et son rire beat. Manu Dibango, de son vrai nom Emmanuel N’Djoké Dibango, est un saxophoniste et chanteur camerounais de jazz et de soul makossa. Je ne me voyais pas faire un papier sur Manu jusqu’à ce samedi (27-04-2013) où j’ai vu ce vieux Monsieur de 80 ans passé dans une émission de TV5 Monde /Afrique. Du coup, je me suis dit : tiens personne n’a encore parlé de ce mec sur notre plateforme Mondoblog. Même pas ces compatriotes qui pourtant sont si présents et si actifs sur la plateforme. Et bien fort audacieux, j’ai pris le risque de faire sommairement le portrait de ce chantre des musiques d’Afrique.

Ne en 1933 à Douala, Manu Dibango arrive en France à la fin des années 1940 pour y poursuivre ces études.  C’est à Reims qu’il s’initie au saxophone et commence à se produire dans les boites au grand dam de son père qui lui coupe les vivres en 1956.

De multiples contrats l’amènent en Belgique et lui permettent d’africaniser sa musique au contact de la diaspora congolaise. Ainsi, dans l’ambiance de l’indépendance du Congo belge, il intègre l’orchestre du Grand Kallé avec qui il enregistre plusieurs disques à succès ; on se rappelle du mémorable titre « Indépendance tcha tcha ».  C’est à Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa, qu’il lance le « Twist » en 1962.

A la fin des années 1960, il devient une véritable star dans le milieu du jazz à Paris. Il multiplie les collaborations, notamment avec Dick Rivers et Nino Ferrer.

En 1972, avec « Soul Makossa » il fait la conquête des Etats Unis ou il effectuera une tournée. D’ailleurs le titre éponyme de « Soul Makossa » sera repris par les grandes voix de la pop américaine dont Michael Jackson, Rihanna pour ne citer qu’eux. D’ailleurs, en 2009, il décide d’attaquer les maisons de disques de Michael Jackson et de Rihanna (Sony BMG, Warner et EMI) pour avoir utilisé sans autorisation le thème de Soul Makossa.

Dans les années 1980, Manu  accompagne quelques une des vedettes de la variété française, notamment Serge Gainsbourg.

1992, c’est l’année de la réalisation de « Wakafrika » le grand projet proposé par Ives Bigot de la FNAC (Fédération nationale d’achats en France) musique. Wakafrika est un album de reprises des plus grands tubes africains avec la crème des artistes africains et des musiciens internationaux. L’album, dont George Acogny assure la réalisation et Philippe Poustis la production exécutive, paraîtra dans le monde entier. Avec ce projet ambitieux d’unité africaine par la musique, Manu se propose de revisiter le patrimoine de la chanson africaine en invitant les ténors  Youssou N’dour sur Soul Makossa, King Sunny Ade sur Hi-Life, Salif Keïta sur Emma, Angélique Kidjo et Papa Wemba sur Ami Oh !, sans oublier Peter Gabriel, Sinéad O’Connor, Dominic Miller (guitariste de Sting) et Manu Katché (entre autres). Le single Biko (avec Alex Brown, Peter Gabriel, Ladysmith Black Mambazo, Geoffrey Oryema et Sinéad O’Connor) sera remixé à Atlanta par Brendan O’Brien.

Chevalier de la Légion d’honneur de la République française depuis 2010, Manu est à l’initiative d’un festival à Saint-Calais, le  Festival Soirs au Village (titre d’une de ses chansons). Sans oublier qu’il est aussi producteur et animateur d’émissions radiophonique et télévisuelle.

Pour finir avec ce portrait, je voudrai juste que l’on retienne que ce grand monsieur des musiques d’Afrique est l’un des ambassadeurs incontestables du continent. J’ai du grand respect pour ce grand artiste qui aurait mérité le Grammy Awards américain comme Ali Farka et Youssou N’Dour ; ou une Victoire de la musique en France comme Amadou et Mariam ou Tiken Dja Fakoly.

En voici donc l’histoire d’un Monsieur qui aura quitté son Cameroun natal à l’âge de 15 ans pour s’installer en France. Malgré ce long exil, Manu est resté profondément « kamer » jusqu’à l’accent. Ah merci à TV5 de m’avoir permis de penser à ce monument des musiques d’Afrique et de sa diaspora.

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Le clivage social, l’autre revers de Dakar

images Dakar, credit photos  Michel, Avril 2013

Dakar (Crédit photo: Michel, Avril 2013)

 

Dakar, -jadis capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF), aujourd’hui capitale du Sénégal-, est une admirable ville flanquée sur les berges du Golfe de Guinée. Je l’ai découvert grâce à Mondoblog et j’en suis ravi. Je l’ai aussi aimée en même temps que je l’ai snobée. Dakar se révèle à la fois comme une ville très vivante et insondable. De son centre à sa périphérie, on déniche l’âme d’une ville qui déborde d’énergie. Celle de ses habitants débordants de vie, passionnés et passionnants, avec une créativité tout aussi débordantes munis d’un esprit satirique.

Nul besoin d’être urbaniste ou sociologue pour identifier la discrimination sociale qui caractérise Dakar tant le clivage social crève les yeux. J’aurais aimé ne pas parler de Dakar sous cet angle là ; mais c’est vraiment dans mon ressenti lorsque je la découvrais,- même si je l’ai trouvé globalement admirable-, qu’il m’a paru indispensable de l’évoquer. Je n’apprends rien à personne en l’évoquant, mais au moins j’aurais le mérite d’étaler mon émotion sur le Dakar que j’ai connu.

Si je m’étais confiné au Dakar qui se livrait à moi, -celui qu’on m’a offert de voir-, je n’aurai sans doute pas l’occasion de voir le Dakar pauvre, celui des dakarois miséreux et misérables. Disons le tout net et sans ambages, il ya bel et bien un Dakar de la pauvreté ; peut être cela concerne une bonne majorité des dakarois. Ils sont dans les quartiers périphériques et parfois au centre historique de la ville. Ils sont les principaux animateurs de cette grosse ambiance dakaroise. De mon séjour dakarois, je n’ai pas manqué de voir les galetas qui abritent ces nombreuses populations vivant très souvent dans la débrouillardise. Ils sont, pour ce que j’ai pu remarquer, en majorité à grand Yoff, à la Medina et surtout dans les faubourgs de Dakar. Pour vivre dans la jungle urbaine dakaroise ils sont, pour la plupart, vendeurs ambulants dans le centre-ville ou chauffeurs de transports en commun, ouvriers, charretiers etc. Ces vendeurs à la sauvette, ces chauffeurs de taxi, bref ces débrouillards font l’âme de Dakar. En leur observant dans leurs courses effrénées du gain quotidien, l’on se croirait au milieu d’un monde d’arnaqueurs qui n’hésitent pas à manipuler quelqu’un qui présente une tête d’étranger. Oui à Dakar, la tête de l’étranger est facile à dénicher ;  il suffit juste de remarquer qu’il ne parle pas wolof. Il faut dire au passage que le wolof est admiré par les dakarois. A chaque coin de rue, dans les services et même à l’Université, on ne parle qu’en wolof. Pour être honnête, j’avoue avoir apprécié ce grand amour des dakarois pour le wolof. Cependant ce que je n’ai pas du tout apprécié c’est la mauvaise volonté de ne pas communiquer avec les étrangers en français ; car n’oublions pas qu’en venant à Dakar on est à l’idée que l’on vient dans le pays de Léopold Sedar Senghor, l’agrégé de grammaire française, poète et  chantre de la francophonie. Donc on est loin d’imaginer qu’on fera face à un problème de communication en français avec les dakarois. Cet état de fait peut s’exacerber surtout quand on se retrouve dans un taxi. Je m’abstiens volontiers de vous parler davantage des taxis dakarois, tant des camarades mondobloggueurs se sont déjà déchaînés largement sur le sujet. A ce propos je vous recommande quelques blogs sur la plate forme Mondoblog : Florian NGIMBIS, Nicolas Dagenais. Ce Dakar de la misère dans sa quête effrénée du gain quotidien m’a paru répugnant et dégoutant. Celui que je qualifierai, à la manière de Fenouil[1], de Dakar la brute. Je pense à ce propos à ces quelques vendeurs ambulant qui n’ont aucune peine à vous harcelez avec un article dont ils ne hésitent à vous proposez au triple de son prix. Dans cette jungle, l’étranger est systématiquement réduit à une proie à ne pas manquer et avec qui il faut placer la barre très haute dans l’échelle de marchandage. En voici donc une situation qui m’a amené pendant mes huit jours de séjours à snober ce Dakar  là.

Loin de moins l’idée de réduire Dakar à cet aspect brutal qui effraie, sinon j’ai côtoyé l’autre Dakar, celui de la bonne classe sociale dakaroise que je qualifierai, là encore à la manière de Fenouil, de Dakar le bon. Ce Dakar est constitué de l’intelligentsia, d’operateurs économiques, et même de la classe moyenne dakaroise. Ce Dakar m’a donné l’impression d’être déconnecté de la réalité sénégalaise.  Cette haute et moyenne société dakaroise est localisée dans les quartiers chics de Dakar comme à Mermouz, à liberté, au plateau etc. Ils sont, pour la plupart, employés de bureau, cadres de l’administration, professeurs, hommes d’affaires, peoples (personnalités des arts et de la culture). Ces dakarois sont presqu’assimilables aux occidentaux tans ils ont adopté le monde de vie occidentale. Il faut aussi savoir que la majorité d’entre eux vivent à cheval entre le Sénégal et l’occident. Je dirais que ces dakarois snobent Dakar et se confine dans leur petit monde. Pendant qu’en banlieue, on vole pour manger, pour ne pas voir son frère ou sa sœur mourir d’un accès palustre ; ou même qu’on tue pour assoupir sa faim. Au même, dans l’opulente Dakar on vole et tue pour payer la dernière paire de pompes, pour se payer le nouveau Ipad, ou même faire une virée avec des nanas « canon ». Pour ces différents crimes, les autorités policières et judiciaires ferment délibérément les yeux pour les nantis et prononcent la perpétuité pour le prolétariat.

De ce regard sur la structure sociale dakaroise, je retiens que deux Dakar complètement différents se côtoient et tentent vaille que vaille de partager le même espace. Je retiens aussi que les deux se regardent en chien de faïence comme s’ils attendaient à en découdre.

J’ai trouvé Dakar vivante et merveilleuse, mais j’ai pensé qu’il urge de réduire au mieux le clivage social qui m’a paru insoutenable. Oui j’ai eu l’impression d’avoir remarqué un Dakar de l’opulence qui côtoie sans vergogne celui de la pauvreté et de la misère ; et là-dessus j’ai juste pensé que cela ne tardera à s’embraser si l’on n’y prend pas garde.


[1] Fenouil, grand reporter à Moto-Journal, « Une moto dans l’enfer jaune », Flammarion, 1974

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A Dakar, il ya le Théâtre Sorano et son Ballet La Linguère

credit photo, Jean Michel, Dakar Avril 2013.JPG2

credit photo, Jean Michel, Dakar Avril 2013.JPG2

Conviés pour 8 jours de formation à Dakar, les mondobloggueurs  venus du monde entier ont eu l’honneur et le grand privilège d’avoir la ville de Dakar comme sujet de reportage. Ainsi par le jeu de binôme, différents groupes de bloggeurs se sont mis à l’assaut de la ville à la recherche de sujet qui informe de Dakar. Au cœur de Dakar la trépidante, bouillonnant de sa culture et de ses artistes, mes camarades mondobloggueurs et moi sommes arrêtés à la Compagnie du Théâtre National du Sénégal Daniel Sorano du nom de l’illustre comédien franco-sénégalais.

A l’instar du Grand Théâtre de Dakar, le Théâtre Sorano est un haut lieu de la culture sénégalaise et dakaroise. Il fut inauguré en 1965 par le Président Léopold Sedar Senghor, ancien et premier du Sénégal indépendant, et non moins homme de lettre, chantre de la négritude avec le martiniquais Aimée Césaire.  C’est un imposant bâtiment au cœur de la capitale sénégalaise non loin de la RTS (Radio Télévision Sénégalaise). Il comporte des salles de répétitions, des bureaux et une grande salle de spectacle de 15000 places.

Le théâtre Sorano abrite en son sein trois compagnies qui sont : l’Ensemble lyrique, le Ballet la Linguère et la Troupe National Dramatique. De l’avis du directeur des programmes, Monsieur Biradieye Fall, l’établissement connait une phase de transition qui l’oblige à redéfinir ses objectifs pour avoir de nouvelles orientations.

M. Biradieye Fall :

credit photo, Jean Michel, Dakar Avril 2013

credit photo, Jean Michel, Dakar Avril 2013

 

« Je peux dire que Sorano est d’entrain de traverser une nouvelle phase que j’appellerai phase de transition. Donc entre l’époque faste et la nouvelle époque d’aujourd’hui, il faut trouver tout juste une bonne passerelle pour qu’on oublie pas Sorano »

Pendant que Sorano redéfinisse ses objectifs pour assurer sa survie, le Ballet la Linguère résiste à la concurrence de nombreuses troupes de Danses Dakaroises et mieux continuent de s’exporter à l’étranger. Le Ballet National la Linguère, l’une des plus illustres des trois compagnies que constituent le théâtre Sorano, nous a ouvert les portes de ses séances de répétitions. Globalement, le ballet la Linguère comprend une trentaine de membres dont 8 filles. Il est dirigé depuis février 2012 par  Ndeye Bana MBAYE. Parmi les différentes compagnies du théâtre Sorano, c’est elle qui se produit le plus à l’étranger. Il (le ballet la Linguère) revient d’ailleurs d’une tournée en chine. La découverte de Sorano et de son ballet a consacré, -selon Mylène dans un tweet que j’ai découvert à mon retour à Bamako-, la naissance d’une amitié à vie entre Josiane, Mylène, Mapote et moi-même. Il faut dire nous avons été ébloui par des représentations extraordinaires offertes par le ballet avec à la clé une primeur (Représentation évoquant l’Agriculture chez les Sérères). Il s’agit notamment d’un nouveau projet qui aura comme thématique le brassage culturel du Sénégal. Outre cette primeur, nous avons eu droit à d’anciens spectacles du ballet comme le Sabar, la danse nationale au Sénégal, la danse toucouleur, la danse de la basse Casamance  etc.

Notre excursion au sein de ce ballet m’a d’autant plus ébloui que j’ai fait la rencontre de deux membres originaires du Mali. Il s’agit en occurrence de Mamadou Coulibaly (originaire de Nioro) et de Guimba Sissoko (venant de Bamako) ; le premier, plus vieux, est percussionniste (joue le Djembé) et le second, plus jeune, est danseur. Tous les deux affirment s’être bien intégrés au Sénégal grâce à une longue présence surtout dans le pays. A ma question sur la présence de ces deux maliens dans le ballet, M. FALL, directeur des programmes un peu surpris répond dubitatif :

 » Euh !!!! (…) pour faire parti du ballet, il faut être sénégalais, peut être ils sont d’origines maliennes (…) sinon ce sont des sénégalais « .

Mais bon peu importe qu’ils soient sénégalais d’origine maliennes, j’ai apprécié leurs présence dans ce ballet.

Pour revenir au Ballet sa directrice Ndeye Bana Mbaye  nous le présente, parle de son actualité, de ses difficultés et de ses projets :

credit photo, Jean Michel, Dakar Avril 2013

credit photo, Jean Michel, Dakar Avril 2013

 » Le Ballet la Linguère représente le Ballet National du Sénégal qu’on a créé depuis 1965 et qui a formé plusieurs artistes de grandes renommées et actuellement c’est nous sommes là (…). Donc la Linguère représente la nation sénégalaise pour notre culture, la culture du Sénégal qui englobe beaucoup d’ethnie ; donc composé de 30 artistes : danseurs, danseuses et musiciens (…). Actuellement nous venons de deux invitations qu’on a effectué au mois de Juin 2012 dernier, on était au festival d’inde (…) ; après l’Inde, on a aussi été en chine au moi d’octobre 2012. Actuellement on est entrain de préparer une tournée vers le Maroc, nous sommes invités là-bas par son excellence… ; et puis aussi on est entrain de faire une nouvelle création (…) ça s’appelle le brassage culturel du Sénégal (…)  »

Le ballet la Linguère forme, innove, crée, voyage et se présente comme porte-étendard d’une culture sénégalaise en perte d’identité. Ainsi malgré de nombreuses difficultés liées notamment à la diminution remarquable du budget de la culture par l’état, le ballet, fort de sa diversité ethnique, ambitionne de continuer a vulgarisé la culture sénégalaise partout dans le monde à travers l’expression corporel qu’est la danse.