post

L’Afrique de l’Ouest en puissance footballistique !

Logo de la CAN 2013

Logo de la CAN 2013

 

Bien qu’étant féru de football, je m’étais abstenu de publier un billet sur la CAN 2013, tant je crois dur comme fer à une victoire finale des Aigles du Mali. Donc, je me disais que j’allais faire un billet pour rendre un hommage méritée à mes Aigles victorieux. Mais voilà : la grosse performance des représentants d’Afrique de l’Ouest m’a motivé à anticiper…

Reçus sept sur huit !

Quelles performances réalisent cette année les équipes ouest-africaines ! Elles sont sept sur huit en quart de finale : Côte d’Ivoire, Mali, Ghana, Nigeria, Burkina Faso, Togo, Cap Vert.

Le Togo, dernier à se qualifier grâce à son match nul obtenu face à la Tunisie, s’offre une première participation au second tour de la compétition en huit participations ; le Cap Vert, qui fait figure d’apprenti, réalise un coup de maître en se hissant en quart pour sa première participation à la Coupe d’Afrique, une sacré performance de la part des Capverdiens ; le Burkina, qui était resté sur une demi finale de sa CAN en 1998, y est aussi ; enfin les quasi- habitués Ivoiriens, Ghanéens, Nigérians et Maliens ont, tout simplement, fait honneur à leur rang.

L’arbitrage critiqué

Au terme de ce premier round de la compétition continentale, l’arbitrage aura fait débat. En effet, à l’instar de téléspectateurs que nous sommes, plusieurs sélectionneurs et joueurs ont stigmatisé la qualité de l’arbitrage lors de cette CAN 2013 après certaines décisions litigieuses ayant soulevé des polémiques.

La ritournelle des techniciens contre les officiels est un débat classique du football, mais elle a rarement pris une telle ampleur que durant cette Coupe d’Afrique, les erreurs et approximations des hommes en noir s’étant accumulées en cette phase de poule de la compétition. Je retiens le cas du match Togo-Tunisie terminé sur un nul (1-1), durant lequel l’arbitre n’a pas hésité de siffler un penalty en faveur de la Tunisie, alors que quelques minutes plutôt, il en avait refusé deux coup sur coup sur pour le Togo.

Hormis cela, on assiste à une belle compétition avec des phases de jeux très intéressantes. Par exemple, le Cap Vert, qui tient le rôle de petit poucet, produit un jeu très séduisant avec beaucoup de maîtrise technique et de combativité. Je pense que cette équipe fera longtemps parler d’elle. Sinon, les grands favoris Ivoiriens, sans vraiment m’avoir convaincu, répondent présents et restent plus que jamais le client sérieux pour le trophée.

Quatre affiches de choix pour les quarts

Mais avant d’en arriver à la finale et au potentiel vainqueur, les quarts de finale proposent des affiches alléchantes avec à la clé des derbys ouest-africains inédits à ce niveau de la compétition :

  • Samedi 2 février : Ghana- Cap-Vert (16 :00) et Afrique du Sud-Mali (19 :30)
  • Dimanche 3 février : Côte d’Ivoire- Nigeria (16 :00) et Burkina Faso-Togo (19 :30.

Je l’avais dit au début de mon billet, je le redis pour terminer, je paris sur une victoire finale des Aigles du Mali. Allez les  Aigles et vive l’Afrique du football !

post

Le Mali en guerre, la culture en berne

Bulomba, un espace culturela en desuétude à Bamako (Photo Michel)

Bulomba, un espace culturel en desuétude à Bamako (Photo Michel)

 

Jadis, théâtre de nombreuses manifestations culturelles constituées de festivals et rencontres internationaux autour de la musique, du cinéma, du théâtre, de la photographie…, le mali culturel semble, -en raison de la crise sans précédent de son histoire qu’il traverse-, léthargique.

L’Institut Français barricadée par des barrières de sécurité sur sa façade principale avec des hommes en arme postés pour y veiller. C’est d’ailleurs cet état de fait qui m’a inspiré ce billet.

Il est évident qu’en période de guerre les manifestations culturelles, -très souvent à caractère festifs-, s’éclipsent. Pour le cas précis du Mali cette situation,  si elle perdure,  peut avoir des conséquences incommensurables. Mais voyons voir ce qu’il en est de la situation pour en mesurer la teneur.

Oui, cette crise a eu des conséquences néfastes sur les activités culturelles, d’abord au Nord, avant d’atteindre aujourd’hui l’ensemble du pays, surtout en raison de l’état d’urgence en vigueur depuis le début de l’intervention française, aidant à rétablir l’intégrité territoriale du pays.

Sans conteste, le Nord du Mali constitue l’un des potentiels culturels du pays. C’est le site de nombreux patrimoines classés par l’UNESCO (Tombeau des Askia, Mosquées de Djinguiereber, Sankoré), aujourd’hui en détresse. C’est aussi la présence d’artisans dotés d’un grand savoir-faire ; mais c’est surtout celle d’artistes musiciens de renommés (Grammy Awards pour Ali Farka Touré, Tinarwen). Et bien, avec l’occupation de cette partie par les islamistes, les artistes du nord ont été contraints de s’exiler pour sauver leur vie. Car les islamistes interdit de jouer des instruments, d’écouter de la musique ou même d’avoir une mélodie pour sonnerie de portable. C’est pourquoi certains de ces artistes sont venus vivre à Bamako, pendant que d’autres ont trouvé refuge dans les camps au Burkina Faso et au Niger, ou encore à Tamanrasset dans le sud de l’Algérie plus proche et plus facile d’accès pour les touaregs que la capitale.

Au sud, principalement à Bamako la situation sécuritaire s’est dégradée depuis le Coup d’Etat du 22 Mars. Et l’état d’urgence n’est pas venu pour arranger les choses, au contraire il a renforcé la situation léthargique des manifestations culturels du pays. Malgré, toutes ces difficultés les hommes de culture ont tenté de faire résistance au Sud, notamment à Bamako, avec pour d’autres la réalisation de singles pour dénoncer justement cet état de fait. C’est le cas notamment des artistes musiciens comme Oumou Sangaré, Tiken Jah Fakoly, Ben Zabo… contribuant à leur façon à l’effort de la paix et de la réconciliation nationale.   En ce début de l’année 2013, la tension a monté d’un cran, car les djiahdistes ont décidé de faire l’assaut final menaçant sur le coup l’existence même du Mali. C’est ce qui explique la morosité de l’expression culturelle. Que ce soit dans au Nord comme dans le sud, interdiction pour les uns et plus de concerts pour les autres. En dépit cet état de fait, une quarantaine d’artistes maliens ont décidé de s’enfermer trois jours durant dans le mythique studio Bogolan à Bamako pour enregistrer un morceau choral ou chacun, -de Ben Zabo à Fatoumata Diawara, d’Amadou et Mariam à Vieux Farka Touré, d’Oumou Sangaré à Khaira Arbi, en passant par Toumani Diabaté-, y va de son couplet pour chanter l’unité du Mali et la fin de la mainmise des islamistes sur le Nord du pays. « Je n’ai jamais vu de situation aussi désolante, catastrophique, ils veulent nous imposer la Charia. Allez leur dire que le Mali est indivisible mais aussi inchangeable », chante Soumaila Kanouté ; «  faisons attention, pour ne pas perdre notre pays. Faites attention, sinon nos enfants et nos petits enfants ne pourront pas lever la tête. Je m’adresse aux politiciens et aux militaires » renchérit Oumou Sangaré. Des mois, après la situation politique incertaine qui prévaut depuis le Coup d’Etat du 22 Mars, l’enlisement de la situation avec l’intervention de l’armée française a fini par faire réagir les artistes qui sont nombreux et influents dans le pays.

Cependant, ces différents singles font exception en ces temps difficiles. Pour en avoir la mesure, il suffit d’évaluer la liste de manifestations culturelles délocalisés ou déprogrammés. Je ne vous apprends rien quand je vous dis que le Mali, en début d’année, vie au rythme de festivals et de rencontres culturelles à caractère international. C’est le cas entre-autres : « Les Etonnant voyageurs », le festival international du livre de Bamako qui, depuis 2010, ne sont plus venus à Bamako ; le Festival du Théâtre des réalités, le Festival d’Essouk, le Festival de Tamadacht, le Festival au désert, le Festival des masques de Koutiala, le Festival des masques et marionnettes de Markala, le Festival international  des Arts et de la culture songhaï, le Festival international des cauris, le Festival sur le Niger, le Festival Triangle du Balafon, les Journées culturelles de Kayes, les Rencontres Africaines de la photographie etc. D’audiences internationales, ces festivals se repartissent sur l’ensemble du territoire malien, avec une part importante pour le Nord. Sans doute, et vous convenez avec moi que toutes ces manifestations témoignent de la vitalité culturelle du Mali qui se retrouve aujourd’hui dans l’ombre d’une crise dont on ne connait pas la fin. C’est pourquoi, d’ailleurs,  certains festivals ont décidé de déprogrammer purement et simplement, ou de délocaliser parfois avec originalité. C’est le cas notamment du Festival au dessert qui, de l’avis de son directeur Mannu Anzar interviewé sur RFI, peut redonner de l’espoir aux nombreux artistes désœuvrées depuis l’occupation du Nord Mali. Ainsi, pour sauver coûte que coûte le Festival, ces organisateurs ont prévu deux caravanes, l’une avec Oumou Sangaré, l’autre avec le groupe touareg emblématique Tinariwens convergent tous vers Ouagadougou le mois prochain (Février 2013).

De ce constat, on comprend aisément que les espaces culturels au Mali en générale, et plus particulièrement à Bamako soient pratiquement à l’arrêt. Pour qui connait Bamako, la capitale malienne, c’est une ville hautement culturelle avec des espaces qui proposent régulièrement des spectacles et autres productions culturelles. Il ya l’Institut Français qui est l’une des vitrines culturelles de Bamako avec sa très riche programmation ; officiellement, elle est fermée pour travaux, mais avec l’intervention de l’Armée Française, on comprend mieux que c’est pour des mesures de prudence. Le Blomba, autre centre névralgique de la culture à Bamako avait, indépendant de cette crise, fermé ses portes pour raison de rupture de contrat avec le propriétaire du local. Cependant, le prometteur de cet espace, -dont je tiens à rendre un grand hommage pour sa contribution à la revigoration surtout du théâtre malien qui était à l’agonie-, promettait il y a quelques mois l’ouverture d’un  nouvel espace pour la reprise de ces activités. Là aussi, sans doute retarder par la crise. Autre espace, autre constat de tristesse, le Palais de la culture Amadou Hampathé Bah, qui voit se produire la presque totalité de la scène musicale malienne semble aujourd’hui endeuillée car plus de concerts ne s’y organisent. Pour nous autres mélomanes, vous imaginez le calvaire que nous traversons ; et déjà, je vous assure qu’il nous manque ces soirées ou des orchestres d’infortunes se produisent dans les bars et autres espaces culturels. Pour comprendre comment vie Bamako en temps normal, je vous renvoi à mon billet : Bamako, une ville musicale sur http://michouthe.mondoblog.org

Je termine en souhaitant vivement la paix pour que revive le Mali culturel.

post

Avec Mondoblog, notre discours a du crédit !

Logo de Mondoblog

Logo de Mondoblog

Je m’étais félicité d’avoir pris part à l’aventure Mondoblog, mais depuis ces quelques mois passés comme mondoblogueur, je me réjouis encore plus de ce que cet espace de libre expression qui porte nos discours au delà de nos environnements immédiats.

Mondoblog, comme son nom peut bien l’indiquer, est une fenêtre mondiale pour des blogueurs francophones. C’est à travers cette plateforme que notre discours est répandu dans le monde.

D’emblée, je rends hommage à Philipe Couve et à Cédric Kalonji d’avoir cru à ce projet qui n’était pas gagné d’avance. Avec le concours de l’équipe de l’Atelier des médias de RFI – Simon Decreuze, Raphaelle Constant, Pierrick de Morel et Ziad Maalouf), une blogosphère francophone a pris corps et ambitionne même d’attraper son retard sur la blogosphère anglophone, plus importante.

Dans tous les cas, avec 250 blogueurs, on peut croire qu’une partie du chemin est faite et il reste à consolider les acquis pour baliser le reste de la route. Je n’oublie pas non plus de souligner le caractère compétitif de l’aventure qui fait relever le nouveau de langue des billets, chacun ayant le souci de soigner son expression. Ce qui nous a d’ailleurs valu de belles plumes comme Aphtal Cissé le Togolais, qui m’a beaucoup impressionné par son style. J’ai aussi aimé les billets humoristiques de la camerounaise Danielle Ibohn, le récit croustillant du séjour ukrainien du guinéen Mamady Keita et bien d’autres comme Daye Diallo, Faty la malienne avec ses billets épistolaires, Madigbè Kaba, etc.

En définitive, je relève l’assiduité et l’application des blogueurs dans la rédaction de leur billet. On met plus d’exigences grammaticales avec parfois un style alléché et plaisant. D’ailleurs, j’ai une anecdote à ce propos, c’est que je suis retourné à mes manuels de grammaire depuis que je publie sur Mondoblog

Mondoblog, a mon sens, peut être un révélateur de vocations pour certains. A ce propos, je pense à Cédric Kalonji, l’un des initiateurs de ce projet qui, a commencé dans le « blogging » pour se retrouver aujourd’hui journaliste professionnel. Autre avantage de Mondoblog : ça change de la routine des réseaux sociaux et offre un espace qui se veut sérieux, bref qui fait un peu pro !

Dans cette belle aventure, je relève tout de même un bémol : j’ai l’impression que les Mondoblogueurs ne se lisent pas suffisamment et peinent à promouvoir leurs blogs.

Au delà de la tribune de libre expression qu’elle offre, Mondoblog peut aussi ouvrir des portes pour ces aventuriers comme ce fut le cas de Florian Ngimbis et Boukary Konaté, qui ont été lauréats de Best of Blogs en 2012. Avec ces différents prix, Mondoblog permet l’émergence de blogueurs connus et reconnus, leur offrant parfois de l’emploi grâce à leur casquette numérique.

Pour ma part, je tente du mieux possible de faire la promotion de la plateforme auprès des jeunes Maliens. Car l’émergence d’une blogosphère francophone internationale et dynamique contribue non seulement au développement francophone de qualité sur internet, mais surtout donne la chance aux jeunes talents de l’Afrique francophone de s‘exprimer.

Pour finir, je voudrai juste ajouter que ce billet est un coup de cœur à l’endroit de tous les membres de notre communauté et je pense que le meilleur est à venir pour Mondoblog.

Bien plus qu’une communauté, Mondoblog est une famille dans laquelle de jeunes blogueurs francophones s’entrecroisent par les idées.

 

post

Les aveux d’Armstrong m’ont désillusionné

Armstrong chez Oprah

Armstrong chez Oprah (Capture d’écran You Tube)

J’aurais aimé que tout cela ne soit pas vrai. Jamais sportif ne m’avait autant fasciné comme Lance Armstrong. Je me rappelle encore du Tour de France 2001, qui m’a fait découvrir l’Américain. Lors de la huitième étape, le 17 juillet, Armstrong frappe un grand coup qui, à mon avis, lui fait gagner le Tour cette année là.

Après que le peloton ait été lâché par quatorze coureurs mettant en bonne position certains de ces adversaires redoutables, l’Américain réalise une montée spectaculaire de l’Alpe d’Huez en rattrapant une partie de son retard. Il lâche sur le coup son principal rival Jan Ulrich à 13 km du sommet. Et il remporte l’étape en volant la vedette à Laurent Roux qui avait pris la tête de la course à 6 km du Sommet. Inoubliable  étape qui a suscité chez moi grande passion pour le cyclisme. Lance Armstrong remporte cette boucle 2001, sa troisième. Quatre autres victoires suivront, consacrant une légende sur le Tour.

Pourquoi avoir célébré les performances d’un sportif qui faisait au delà de l’humainement possible ? Bien sur que j’en veux à Lance, mais j’en veux plus aux instances internationales du cyclisme et aux organisateurs du Tour de France.

Lance Armstrong m’a beaucoup déçu, car il incarnait à mes yeux l’espoir. L’espoir qu’on peut renaître  après avoir vaincu un cancer. Son parcours jusque là illustrait le bel exemple de sursaut d’orgueil d’un homme qui en voulait. Mais pourquoi avoir menti ? Pourquoi avoir eu recours à des substances dopantes ? Est ce aujourd’hui trop tard pour avouer ? On me répondra qu’une faute avouée est à moitié pardonnée.  Armstrong avoue, et avoue seul chez Oprah Winfrey :

OPRAH WINFREY : On va donc faire une interview sans concessions

LANCE ARMSTRONG : C’est mieux pour nous deux !

On commence par un Oui ou Non. Vous êtes-vous dopé dans votre carrière ? Oui

À l’EPO ?

Oui

Transfusion sanguines ?

Oui

Autres (cortisone, hormones de croissance) ?

Oui

Sur le Tour de France ?

Oui

Était-il humainement possible de gagner vos sept titres sans le dopage selon vous ?

Non, pas selon moi.

Comment cela a-t-il commencé ?

Au début de ma carrière il y avait la cortisone, puis la génération EPO a commencé, au milieu des années 90 pour moi.

Pourquoi admettre maintenant, après avoir virulemment nié ?

C’est la meilleure question, la plus logique. Je ne sais pas si j’ai la bonne réponse. Il est trop tard sûrement, pour beaucoup de gens, et c’est ma faute. J’ai constamment répété ce mensonge et pas seulement cela, j’ai accusé les autres, les traitant de menteur… Je connais la vérité. Ce n’est pas ce que j’ai dit ou ce qui a été dit depuis les révélations. (Pause) Cette histoire était tellement parfaite pour tant de temps. Vous triomphez d’une maladie, vous gagnez sept fois le Tour de France, vous avez un mariage heureux et des enfants… Et cela n’était pas la vérité. Je suis un personnage avec des défauts et j’ai essayé de dépeindre cette image aussi. Toute la faute est sur moi, mais derrière, il y avait les fans et les médias. Ça a continué et je me suis perdu la dedans. D’autres ne s’en seraient pas sorti, mais j’ai su gérer tout cela.

Vous dites qu’il aurait été impossible d’avoir vos victoires sans le dopage…

Je n’aurais pas pu gagner sans me doper dans cette génération. Je n’ai pas inventé cette culture (du dopage), mais je ne l’ai pas arrêtée, et c’est mon erreur. Je n’avais pas accès à des choses que d’autres n’avaient pas. Et ce n’était pas « le système le plus sophistiqué que le sport – tous les sports – ont connu ». C’était professionnel, c’était conservateur, bien au courant des risques encourus. Mais dire que c’était plus gros que le programme en Allemagne de l’Est dans les années 70 et 80… (Pause, regard sûr) Ce n’est pas vrai.

Pouvez-vous décrire cette culture ?

C’est dur de décrire cela. Je ne veux pas parler d’autres personnes. C’était mes décisions et mes erreurs. La culture était ce que c’était. Je ne connaissais pas tout le monde, je ne vivais pas avec tout le monde, mais je ne peux pas dire que c’était tout le monde. Je connais au moins cinq gars qui étaient propres. L’idée que qui que ce soit était forcé ou encouragé est fausse. (Extrait Aveux de Lance Armstrong sur www.eurosport.fr).

Dans cette opération de communication, il pense certainement balayer d’un revers de la main toute la désillusion qu’il aura causée. C’est peine perdue, car pour moi, il a certes raison quand il dit qu’il n’aurait pas pu gagner sans s’être dopé, mais tout de même ! Avoir eu autant d’audace comme il en a eu en mentant, ça c’est impardonnable.

Les instances internationales du cyclisme et les organisateurs du Tour de France sont à mon avis impardonnable pour plusieurs raisons :

  1. Pour avoir délibérément fermé les yeux sur un système de dopage organisé car n’ayant rien soupçonné ;
  2. Pour avoir fait croire à des milliers de personnes comme moi que ces performances d’Armstrong sur la Grande Boucle relevaient de la performance humaine.

Je suppose que mes accusations relèvent plus de la facilité, cependant je pense que le cyclisme pour moi est passé pour être un sport de tricheur. Et ma grande passion pour ce sport en a pris un grand coup.

post

L’opération serval fait exulter les maliens et la presse malienne en parle !

Point de vente de journaux à Bamako (Source personnelle, 16-01-2013

Point de vente de journaux à Bamako (Source personnelle, 16-01-2013

 

Au cinquième jour de serval, les islamistes semblent déserter les villes de Gao et Tombouctou au Nord pour se replier vers l’Ouest, s’en emparant de la localité de Diabali à 400 km au Nord de Bamako. Et aujourd’hui en visite à Abou Dhabi, François Hollande annonce le renforcement du dispositif militaire français sur place. Si jusque-là pour sa sympathie jugée saillante pour le MNLA,  la France n’était plus la tasse de thé des Maliens, l’action rapide et décisive de François Hollande à leurs côtés les réconcilie désormais. En effet, la promptitude de la réaction du président français à l’appel du Mali est unanimement saluée par les Maliens. Les Unes de la presse malienne se font échos de la nouvelle sympathie des maliens pour la France et son président.

Ferveur française !

La France n’a jamais été autant cotée au Mali. Avec des titres sympathiques à l’adresse de la France A la une des journaux. Ainsi L’indicateur du Renouveau titre : Hollande en guerre au nord du Mali : Poussée de la ferveur française à Bamako. Ce journal évoque la perception des maliens de cette intervention française comme une assistance à personne en danger de mort. Et depuis l’engagement de l’armée française au Mali, le journal constate une poussée de la ferveur en faveur de la France qui est de plus en plus remarquable.

Les terroristes chassés de Konna : vive la France ! s’exclame le 26 Mars à sa une. Ce quotidien rappelle la fermeté du président français face à la crise Malienne depuis son élection à la présidence de la France. Selon ce journal François Hollande a toujours adopté une conduite ferme, rigoureuse et implacable face au terrorisme.

Quant à la Nouvelle Patrie, elle revient sur l’audience accordée par le président hollande aux Maliens de France qui sont venus lui remercier du fond du cœur pour avoir répondu promptement à l’appel à l’aide du Mali.

J’en termine avec cette mini revue de la presse malienne avec cet édito d’Adam Thiam qui « malianise » hollande en titrant tout simplement: Hollande le Malien. Il souligne que depuis jeudi, dans les chaumières et salons maliens, le sauveur du Mali s’appelle François Hollande, qui a, au profit du Mali, fait accroitre les risques encourues par se compatriotes détenus dans l’intriguant entrepôts d’otages que nous avons laissé le Mali devenir.

A l’instar de la presse malienne, c’est toute la presse sous régionale qui exulte et salue l’action de Paris. C’est notamment le cas du Pays au Burkina qui invite les autres pays africains à se joindre aux Maliens pour reconnaître à sa juste valeur l’utilité de l’action militaire française au Mali.